Cette chanson (plus parlée que chantée) plonge au cœur de mon roman initiatique. Son thème est l’éducation, un mot qui est un peu partout, comme à la page 138 du tome 1, où j’ai écrit que l’éducation est la clé du Salut. L’éducation permet de forger la croyance, or tout est possible à celui qui croit (Marc 9, 23). Alors que se passe-t-il si des menteurs éduquent les enfants ? Voyons les citations et références présentes dans les paroles…
[1] Quand Jésus disait qu’il était descendu du ciel et que son royaume n’était pas de ce monde, il expliquait métaphoriquement à ses contemporains qu’il venait d’un niveau de réalité d’où il les voyait comme tombés au fond d’un trou : Vous, vous êtes d’en bas, moi je suis d’en haut. Vous, vous êtes de ce monde, moi je ne suis pas de ce monde, leur disait-il.
En Jean 6, 38, Jésus dit : Je suis descendu du ciel. En Jean 18, 36, il répond à Pilate : Mon royaume à moi n’est pas de ce monde. En Matthieu 15, 14, il dit à ses disciples à propos des Pharisiens : Laissez-les ; ce sont des aveugles guides d’aveugles. Or, si un aveugle guide un aveugle, tous les deux tomberont dans un trou. La parole finale se trouve en Jean 8, 23.
[2] Mais ne cherchez pas son royaume sur une autre planète ou dans l’au-delà, car il est à l’intérieur de vous, comme vous le découvrirez si vous jetez dehors les esprits impurs qui squattent votre logis, c’est-à-dire les idées fausses reçues au cours de votre éducation.
Certains mystiques imaginent que le Royaume dont parle Jésus est situé dans l’espace ou dans la mort. Mais en Luc 17, 21, Jésus dit : Le royaume de Dieu est À L’INTÉRIEUR de vous. Cette traduction du grec entos est controversée, mais je la fais mienne (d’autres traduisent : parmi vous, au milieu de vous, etc.). Quant aux esprits impurs, il en est question dans cette prophétie de Jésus : Lorsque l’esprit impur est sorti de l’homme, il erre par des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve pas. Alors il dit : Je retournerai dans mon logis d’où je suis sorti. Et s’y rendant, il le trouve vacant, balayé et rangé. Alors il va prendre avec lui sept autres esprits plus mauvais que lui, ils y entrent et s’y installent, et le dernier état de cet homme devient pire que le premier. Ainsi en sera-t-il de cette génération mauvaise ! (Matthieu 12, 43-45)
Mais quelle équivalence y a-t-il entre les esprits impurs et des idées fausses reçues durant l’éducation ? Jésus la suggère quand il dit à ses disciples : Attention ! Gardez-vous du levain des Pharisiens et des Sadducéens ! (Matthieu 16, 6) Dans un premier temps, ils ne comprennent pas qu’il n’avait pas dit de se garder du levain des pains, mais de L’ENSEIGNEMENT des Pharisiens et des Sadducéens. (Matthieu 16, 12) Pour en savoir plus, se reporter à la page 194 et au chapitre “l’esprit impur” du tome 1.
[3] L’esprit impur que Jésus a sorti de l’homme au début du règne de Dieu est revenu comme prévu en cette fin des temps avec sept autres esprits plus mauvais que lui, et vous êtes aujourd’hui la proie d’une multitude d’idées mensongères. C’est la grande tribulation, la grande tribulation annoncée, cette époque unique dans l’Histoire où beaucoup cherchent à reconquérir leur intérieur mais n’y parviennent pas, parce que les faux prophètes les ont conditionnés dès leur âge le plus tendre de manière industrielle pour qu’ils restent à jamais prisonniers de leurs idées reçues.
Jésus extirpe de l’Homme l’esprit impur et inaugure ainsi le Règne de Dieu. Aujourd’hui sa prophétie s’est réalisée, l’esprit impur est revenu, accompagné de 7 autres esprits plus mauvais que lui (c’est-à-dire une infinité) et la situation est catastrophique : c’est la grande tribulation (ou affliction, détresse) unique dans l’Histoire (Matthieu 24, 21). Il s’agit de l’époque moderne, mais rares sont ceux qui — malgré les signes donnés par Jésus — la reconnaissent comme telle.
[4] Égarés par leur éducation, les gens ne comprennent pas qu’ils sont pris en otage par des légions d’esprits impurs dans leur propre logis. Leur condition est pathétique, mais ils trouvent que la vie est belle ! Or qui aime sa vie la perd, et qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la vie éternelle. Comprenez-vous maintenant pourquoi ? Si votre conditionnement éducatif disparaît, vous revenez à la Réalité. Mais si vous chérissez les idées qui vous ont été inculquées, vous restez attaché à un monde qui va bientôt subir le sort de Sodome et Gomorrhe. Redevenez comme les petits enfants, c’est-à-dire comme ceux qui n’ont pas encore été éduqués, et vous serez de retour dans le royaume des Cieux.
Qui aime sa vie la perd… Cette parole de Jésus se trouve en Jean 12, 25.
Les gens sont attachés à leur monde appris et ne se rendent pas compte de ce qui les attend, car : Comme il arriva aux jours de Noé, ainsi en sera-t-il encore aux jours du Fils de l’homme. Ils mangeaient, ils buvaient, ils prenaient femme ou mari, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; alors vint le déluge qui les fit tous périr. De même, comme il arriva aux jours de Lot : ils mangeaient, ils buvaient, ils achetaient, ils vendaient, ils plantaient, ils bâtissaient ; mais le jour où Lot sortit de Sodome, une pluie de feu et de soufre tomba du ciel, qui les fit tous périr. De même en sera-t-il le jour où le Fils de l’homme sera révélé. (Luc 17, 26-30)
Le seul moyen d’échapper à l’étang de feu et de soufre (Apocalypse 20, 10) est de se débarrasser des idées fausses que l’on a gobées dans son milieu, puis dans le système scolaire, et enfin dans les médias. Mais c’est presque impossible ; en Luc 13, 23-24, quand quelqu’un demande à Jésus : Seigneur, est-ce que les sauvés seront peu nombreux ? Il répond : Luttez pour entrer par la porte étroite, parce que beaucoup, je vous le dis, chercheront à entrer et n’en seront pas capables. Entrer où ? Dans le Royaume des Cieux (ou de Dieu), dans la Jérusalem nouvelle qui descend du Ciel (Apocalypse 21, 2), dans le Paradis perdu… Bref et au-delà de ces expressions métaphoriques: dans la Réalité, car il s’agit de retrouver une vue juste des choses, c’est-à-dire non brouillée par les idées fallacieuses que l’on a en tête depuis l’enfance.
En vérité je vous le dis : Qui n’embrasse pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera pas (Luc 18, 17). Et aussi : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché cela aux sages et aux intelligents, et l’as révélé aux ignorants ! (Matthieu 11, 25 et Luc 10, 21).