Ce chant traite du Signe du Fils de l’homme qui a aujourd’hui paru dans le ciel, c’est-à-dire des puissances des cieux ébranlées dont il est question en Matthieu 24, 29 et Luc 21, 26. Les apocalypses de ces deux auteurs sont à voir comme des calques qui une fois superposés fournissent le thème de ces paroles, à savoir que le Signe n’est autre que le dérèglement climatique : Il y aura […] sur la terre angoisse des nations, inquiètes du fracas de la mer et de son agitation, les hommes expirant de peur dans l’attente de ce qui va survenir au monde, car les puissances des cieux seront ébranlées (Luc 21, 25-26).
[1] Couplet d’introduction : Emportés par leurs divagations scientifiques déconnectées de la Réalité, les intellectuels et raisonneurs de ce temps ne suivent pas le cours de l’Histoire prévu par la Bible, mais un cours déviant où l’avenir est par définition inconnu et incertain. Ignorant la Sagesse divine, ils se lancent dans toutes sortes de projets chimériques. Par exemple, imaginant avoir identifié les causes du dérèglement climatique, et par suite les moyens d’y remédier, ils tentent dans l’urgence de changer le mode de vie des habitants de la terre.
Mais les intellectuels et raisonneurs de ce temps font fausse route… Jésus dit à ce sujet : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché cela aux sages et aux intelligents, et l’as révélé aux petits enfants (Matthieu 11, 25 ; Luc 10, 21) !
[2] S’ils admettaient que ce dérèglement est le Signe venu du ciel que les Pharisiens ont jadis demandé à Jésus dans la région de Dalmanoutha, ils appréhenderaient correctement la situation, mais ils refusent cette explication, la considérant comme incongrue, non scientifique, totalement folle, fruit d’un esprit dérangé.
Dans la région de Dalmanoutha, les Pharisiens demandent à Jésus de produire un signe venu du ciel qui prouvera sa divinité, un miracle sur commande pour le mettre à l’épreuve. Voir Marc 8, 10-12. Jésus répond que leur génération ne verra pas ce signe, mais le lecteur comprendra que Dieu a bien enregistré leur requête… En fait, les conditions ne sont à ce moment-là pas remplies pour que paraisse le signe du Fils de l’homme dans le ciel, mais une autre génération le verra, lorsque par exemple : « cet Évangile du Royaume sera proclamé dans le monde entier, en témoignage pour toutes les nations » (Matthieu 24, 14), ou que Jérusalem ne sera plus foulée aux pieds par les nations, parce que les temps de celles-ci seront accomplis (Luc 21, 24), ou que le Satan remontera de l’Abîme et qu’il ressuscitera la Bête, puis que paraîtra l’Antichrist, le Faux Prophète (liste des conditions non exhaustive). Pour comprendre ce qui se joue Dalmanoutha, voir mes explications à propos du signe venu du ciel dans le tome 1 du Signe du Fils de l’homme, chapitre “Interrogatoire d’identité” (pages 290 et 293).
Évidemment, ce que dit la Bible est difficile à avaler pour les antichrists…
[3] Ce en quoi ils n’ont pas tout à fait tort puisque Paul le dit : Que nul ne s’abuse ! Si quelqu’un parmi vous pense être sage à la manière de ce monde, qu’il devienne fou pour devenir sage, car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu.
Cette citation de Paul se trouve en 1 Corinthiens 3, 18-19.
[4] Depuis que le signe du Fils de l’homme a paru dans le ciel, c’est-à-dire que les puissances des cieux sont ébranlées, les tribus de la terre se frappent la poitrine, leurs meneurs manifestant dans les rues et sur les ondes leur angoisse quant à l’avenir du monde. Mais ces esprits forts rejettent les prophéties qui décrivent la singularité de leur époque. Ils préfèrent s’en remettre aux discours des faux prophètes qui interdisent à tous d’ouvrir et de comprendre le Livre que Dieu tient dans sa dextre.
Références des citations : Matthieu 24, 30. La singularité de leur époque est celle de la grande tribulation (Matthieu 24, 21 — ou grande affliction, grande détresse), cette génération qui ne doit pas passer que tout ne soit arrivé (Luc 21, 32 — voir le couplet suivant). Le Livre que Dieu tient dans sa main droite et que personne ne peut plus ouvrir ni lire (Apocalypse 5, 1-4) est la Bible. À l’intérieur se trouve un véritable jeu de piste qui mènera les élus au royaume de Dieu, c’est-à-dire au Réveil, à la délivrance des sortilèges de la Femme assise sur la Bête (Apocalypse 17 — la civilisation fondée sur la Bêtise). Ne jamais oublier que Dieu envoie à ceux qu’il veut perdre parce qu’ils n’ont pas accueilli la Vérité en vue d’être sauvés, une puissance d’égarement qui les fait croire au mensonge (2 Thessaloniciens 2, 10-12) parce qu’il doit protéger ses élus de la haine des antichrists.
[5] Et les voilà maintenant pris de panique, qui s’activent pour qu’il ne fasse pas trop chaud d’ici la fin du siècle, sans évidemment comprendre que se termine la génération qui ne devait pas passer que tout ne soit arrivé, celle du baby-boom qui a sorti des tombeaux ceux qui n’ont pas participé à la première résurrection et qui viennent aujourd’hui en jugement. C’est la résurrection des justes et des injustes, comme dit Paul, celle qui fait exploser la population mondiale et chauffer la planète !
Beaucoup de références dans ce dernier paragraphe… La population mondiale était déjà conséquente, mais après la seconde tentative de suicide de l’humanité puis la création de l’État d’Israël (cf. Luc 21, 24b), débute le Baby-boom — réalisation de la prophétie de Jean 5, 28-29 —, et la population mondiale explose. Cette génération est celle qui ne devait pas passer que tout ne soit arrivé (Luc 21, 32). La première résurrection (Apocalypse 20, 5-6) correspond au premier millénaire de l’ère chrétienne, c’est-à-dire au règne de Dieu initié par Jésus (Marc 1, 15 — etc.) et elle se termine par la libération de Satan en l’an mil (Apocalypse 20, 7). Ceux qui sont morts durant ce millénaire sans avoir eu connaissance de l’Évangile, ou qui l’ont rejeté (seconde chance pour eux), sont ressuscités afin de venir en jugement (cf. Jean 5, 24), car les conditions de la Fin (énoncées plus haut) sont réunies : c’est aujourd’hui la résurrection des justes et des injustes dont parle Paul en Actes 24, 15.