Les paroles de cette chanson procèdent du chapitre “Vanité des vanités” (en particulier de la page 141) de mon roman “Le Signe du Fils de l’homme”, tome 1 (Ouverture des six premiers sceaux). Les idoles dont il est ici question n’appartiennent pas à l’idolâtrie restreinte mais généralisée. Trois citations de mon roman expliquent ce que j’entends par cette terminologie empruntée à la théorie de la relativité…
Page 284 : Ce que le disciple que Jésus préférait vous recommande, c’est de vous garder de l’idolâtrie. Comme je vous l’ai déjà dit, celle-ci existe sous deux formes : la restreinte et la généralisée. La première fait sourire la plupart de ceux qui sont allés à l’école, mais c’est parce qu’ils ne savent pas qu’ils y ont contracté la forme généralisée. Petits enfants, si l’Adversaire n’avait pas fait de vous des idolâtres qui s’ignorent, vous ne seriez pas aujourd’hui à peiner dans le monde de Caïn, mais à festoyer dans la maison de votre Père.
Page 200 : Les pauvres hères qui voyaient jadis un dieu — c’est-à-dire un être — dans un bloc d’or façonné à l’image d’une bête n’étaient encore en proie qu’à une forme d’idolâtrie restreinte. Malheureusement, même à ce stade précoce, le pronostic de cette maladie de l’esprit est désastreux. Quand on s’appelle Moïse ou Jésus, on peut s’opposer à l’inéluctable et provoquer des rémissions qui sauvent des âmes, mais tôt ou tard le Mal revient en force, et la fièvre s’empare du Monde…
Page 260 : [Ils] tombent en adoration devant un veau d’or parce qu’ils croient voir un être dans ce qui n’est que l’œuvre de leurs mains. Leur idolâtrie (restreinte) sert de modèle à l’idolâtrie (généralisée) qui consiste à croire qu’il y a quelque chose AU-DELÀ de ce que l’on “voit” : cette erreur est à l’origine de toute douleur.
Ceci étant précisé, voici quelques explications et références concernant les paroles de la chanson…
[1] Petits enfants, ce qui est ne s’apprend pas : sa connaissance est immédiate. Ce qui s’apprend, c’est ce que les menteurs inventent. Ce qui est faux, ce qui n’est pas, voilà ce qu’il faut apprendre par cœur et retenir, de peur que cela ne s’évanouisse comme un mirage. D’où les années d’études obligatoires où l’étudiant s’enfonce à chaque leçon un peu plus dans les ténèbres du dehors à la poursuite des vanités, ces images hypostasiées que sont les idoles.
Petits enfants : je reprends une fois de plus cette expression johannique beaucoup employée dans mon roman, qui fait avant tout pour moi référence au verset 1 Jean 5, 21, mais rappelle aussi que j’ai maintenant l’âge de son auteur, lequel se dénomme lui-même “l’Ancien” (2 Jean 1 et 3 Jean 1).
Pour les images hypostasiées, je reproduis ici la note qui explique comment on s’égare dans les ténèbres du dehors en passant des icônes aux idoles :
Note 316, page 141 : Quand l’idolâtre imagine, il communique le Nom incommunicable à une image (il voit dans l’image un être réel ; par exemple, il voit un dieu — quelqu’un qui dit « Je suis » — dans la représentation en or et en trois dimensions d’un veau). L’auteur du Livre de la Sagesse emploie deux termes (grecs) pour différencier l’image, selon qu’elle est vide d’être ou pas : eikôn est une image vide (13, 13), eidôlon est hypostasiée (14, 27 — au pluriel).
[2] Vanité des vanités ! Vanité des idoles, tout est vide !
C’est le refrain de la chanson (3 fois), réinterprétation de la célèbre formule de l’Ecclésiaste (Qôhèlet 1, 2). Voir au chapitre “Vanité des vanités” (entre autres), le sens du mot hébreu hèbel…
[3] L’éducation est au cœur du Salut. Si l’Univers était fait de choses qui sont, il serait inutile de l’apprendre pour le découvrir : les choses se donneraient d’elles-mêmes. Toute étude serait sans objet. Mais les faux prophètes, comme des vampires homicides, vous ont transmis leur bêtise au moyen de mots empoisonnés, vous transformant en fils de la géhenne, vous les fils de la Lumière, pour que vous partiez ensemble en fumée quand le jour se lèvera.
L’éducation est au cœur du Salut : c’est aussi le thème central de mon roman.
Bêtise : celle qui fait passer des icônes aux idoles.
Fils de la géhenne : voir Matthieu 23, 15.
Les Fils de la Lumière (Luc 16, 8) et le Jour : Paul ne fait pas de comparaison avec le mythe du vampire, mais il dit : Pour ce qui est des temps et des moments, vous n'avez pas besoin, frères, qu'on vous en écrive. Vous le savez vous-mêmes exactement : comme un voleur dans la nuit, ainsi vient le Jour du Seigneur. Lorsque les hommes diront : “Paix et sécurité”, c'est alors que, soudain, fondra sur eux la perdition, comme les douleurs sur la femme enceinte, et ils n'échapperont pas ! Mais vous, frères, vous n'êtes pas dans les ténèbres, pour que le Jour vous surprenne comme un voleur, car vous êtes tous fils de la lumière et fils du jour. Nous ne sommes pas de la nuit ni des ténèbres ; ainsi donc, ne dormons pas comme les autres, mais veillons et soyons sobres… (1 Thessaloniciens 5, 1-6).
[4] Toutes les lignes de l’Écriture mènent à la fin de cet univers fantasmatique que chaque génération doit redécouvrir parce qu’il n’existe que dans la tête de ceux qui y croient, endoctrinés qu’ils sont par le Faux prophète. Mais les fantasmes ne sont pas éternels : tôt ou tard les idoles s’écroulent parce qu’elles ne tiennent pas debout ; c’est pourquoi les antichrists réforment sans cesse l’Éducation pour retarder la fin du monde.
Des lignes de l’Écriture qui sont explicites, par exemple : Cet Évangile du Royaume sera proclamé dans le monde entier, en témoignage pour toutes les nations. Et alors arrivera la fin… (Matthieu 24, 14). Ou encore : Voici que moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. (Matthieu 28, 20). Etc.
Rappels : le Faux prophète (Apocalypse 16, 13 ; 19, 20 ; 20, 10) ; dans mon roman, il est assimilé à l’Antichrist (1 Jean 2, 18).
Les idoles s’écroulent parce qu’elles ne tiennent pas debout : cette idée est dans le Livre de la Sagesse ; voir par exemple de 13, 10 à 14, 31 ; en particulier : 13, 16 et 14, 12-14.
Les antichrists réformateurs infatigables, bien qu’ils soient — comme leur maître — homicides dès le commencement (Jean 8, 44) et occupés à tuer tout le monde, repoussent le plus possible la Fin qui les enverra eux aussi brûler éternellement dans l’étang de feu et de soufre qui est la seconde mort, la vraie (Apocalypse 20, 14).
[5] Petits enfants, gardez-vous des idoles !
Le verset 1 Jean 5, 21 dont il est question au début de cette page est repris après le troisième refrain.