Les paroles de ce chapitre sont une adaptation chantée du chapitre “La Vérité captive” de mon roman “Le Signe du Fils de l’homme”, tome 1 (Ouverture des six premiers sceaux). Ce chapitre étant plus long, il est évidemment plus détaillé.
[1] Petits enfants, un homme marchait jadis sur la mer de Galilée, comme vous aujourd’hui sur les trottoirs de la Grande Babylone. Mais il n’était pas de ce monde, pas de ce paradigme trompeur où les faux prophètes vous ont emprisonnés, vous privant dès l’enfance de vos pouvoirs divins.
Petits enfants : cette expression johannique que j’ai beaucoup employée dans “Le Signe du Fils de l’homme”, fait avant tout pour moi référence à ce verset : Petits enfants, gardez-vous des idoles (1 Jean 5, 21). Jésus marche sur la mer en Matthieu 14, 22-33, Marc 6, 45-52 et Jean 6, 16-21. La Grande Babylone, aussi appelée grande Prostituée ou Femme assise sur la Bête, est la grande Cité qui a la royauté sur les rois de la terre (Apocalypse 17, 18), c’est-à-dire la civilisation moderne idolâtrique et apostate qui règne aujourd’hui sur l’ensemble de la planète, réalisant la prophétie de Daniel, qui disait : Il y aura sur terre un quatrième royaume qui différera de tous les royaumes, il dévorera la terre entière, l’écrasera et la broiera (Daniel 7, 23). Il est d’abord ici question d’un écrasement spirituel, mais la fin du monde en découlera.
[2] Car tout homme est un dieu, du simple fait que tout est possible à celui qui croit. Par exemple, si quelqu’un dit à cette montagne : Soulève-toi et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute pas en son cœur, mais croit que ce qu’il dit va arriver, il l’aura. Tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous l’obtiendrez, dit Jésus.
Tout est possible à celui qui croit : citation de Marc 9, 23. La foi qui déplace les montagnes : citation de Marc 11, 23-24. Jésus explique comment faire des “miracles”, mais le plus important, c’est ce qu’implique ce “pouvoir”, ce qu’il révèle sur la nature de la Réalité… Pour en savoir plus, se reporter à la page “Biblic Fantasy” de mon site “Le Fils de l’homme dans le nuage”.
[3] Chacun est investi d’un pouvoir infini qui agit sans discontinuer, mais ce pouvoir sans limite comporte un risque. Si les dieux, abusés par plus malin qu’eux, abandonnent le bon enseignement pour se fier à des mensonges, le pouvoir se retourne contre eux. Ne soyez donc pas crédules, petits enfants ; comme le dit Paul : Tout est à vous, mais tout ne profite pas. Tout m’est permis, mais je ne me livrerai au pouvoir de quoi que ce soit.
La fin de ce paragraphe est un assemblage de deux citations :
Tout est à vous… : 1 Corinthiens 3, 21.
… mais tout ne profite pas. Tout m'est permis, mais je ne me livrerai au pouvoir de quoi que ce soit : 1 Corinthiens 6, 12.
[4] Pendant que vous passiez votre jeunesse à étudier les plans détaillés de ce monde-prison, que vous appreniez vos leçons de choses par cœur, les faux prophètes forgeaient et fixaient vos convictions, et vous ne risquez plus de marcher sur l’eau ! Votre pouvoir est intact, mais il s’exerce contre vous, car ce que vous prenez pour la Réalité n’est qu’un trompe-l’œil, une leçon apprise.
Dans la chanson intitulée “Vous êtes des dieux”, il est dit : « Vivre dans un monde appris et se croire dans la Réalité, voilà qui s’appelle “avoir une poutre dans l’œil”. »
[5] Ce monde que vous travaillez à entretenir, à développer et à améliorer pour gagner votre vie, est virtuel. Vous le voyez, l’entendez, le sentez, le goûtez, le touchez, mais tout se passe comme dans un rêve ou un cauchemar. Autrement dit, bien que vous en ayez toutes les sensations, même les plus violentes et les plus convaincantes, sachez qu’elles ne reposent pas sur des objets réels, sur des êtres extérieurs à l’Esprit, mais sur la Parole, par laquelle tout a paru.
Comme dans un rêve : voir par exemple le page 281 du Signe du Fils de l’homme, tome 1 (Ouverture des six premiers sceaux).
Sensations les plus violentes : voir par exemple la page 183 du Signe du Fils de l’homme, tome 2 (Ouverture du 7e sceau).
La Parole par laquelle tout a paru : référence au verset de Jean 1, 3.
[6] En vous éduquant faussement, ceux du dehors vous ont entraînés au-delà des mots, dans les ténèbres du dehors, là où ils sont tombés pour avoir vu des êtres où il n’y en avait qu’un seul. Et cette bêtise insigne, leur instruction gratuite et obligatoire vous l’a transmise comme une maladie infantile, vous précipitant tête la première dans le monde de la Chute. Depuis ils ne ménagent pas leurs efforts pour vous y retenir, sachant qu’à tout moment vous pouvez percer à jour leur mystification et remonter vers la Lumière.
Ceux du dehors = Ceux qui sont du dehors : voir Marc 4, 11-12.
Les ténèbres du dehors : l’expression apparaît en Matthieu 8, 12 / 22, 13 / 25, 30.